jeudi 20 septembre 2007

EXTUBE

On lui a enlevé.

Il peut de nouveau parler il parait qu'il a réclammé la presse et de la nourriture vraie et un pull.

( Volé c'est volé : garder le gilet jusqu'à ce qu'il sorte ).

Il ne voulait pas que l'on vienne.

Fatigue.

En revanche il a demandé à voir Ma. et Ma. seul(s) à seul(s).

Exclue.

Bon.

Ce n'est pas le sujet l'exclusion.

Et on peut subodorer le rapport avec la protection. Même si même si.

Alors, optimisme de rigueur à la clef, conter plutôt la journée de formation.

Noyée, immergée dans le gratin de la parfumeuse.

Coincée entre Audrey ( esthéticienne-parfumeuse a Granville ) et Jessica ( parfumeuse mais pas en cabine en Alsace ).

Une vingtaine de specimen du genre, à qui il ne faut pas trop en expliquer déjà le cours sur la peau...

La liberté de divaguer, entre deux considérations bienveillantes sur la manière d'enseigner à des cerveaux concernés par. Par d'autres préoccupations que. A la pause, tendre au maximum l'oreille pour saisir les échanges. Un petit monde Lodgien, hyperconcerné par. Une vraie ballade.

Sortir de là comme d'une immersion totale, la rue du fg St Honoré soudain anachronique.

Rencontrer S. Se souvenir de Delphine.

Le téléphone n'annonce aucune nouvelle là tout de suite, il n'est pas à l'ordre du jour d'aller là-bas, et de se rendre compte à cet instant précis qu'on a réellement décollé du rythme global de l'ensemble depuis quelques jours.

Avec une porte ouverte dont on ne sait pas encore si elle va se refermer en claquant sur les mains, ou si derrière se cache un avenir compliqué mais défait de son habit mortuaire. Pour l'instant. La rémission dans la rémission. Ce soir tout est posssible.

Il fait bleu, bleu pur et dense si ma trachée me foutait la paix on pourrait presque croire que l'air aussi, est bon pour mon poil.

C'est la première fois depuis une semaine que le gris et le rose se disputent la place d'honneur.

Je prends le rose, avec ou sans ornière, je saisis le progrès infime et gigantesque que constitue cette respiration autonome pour lâcher le lest. Celui là même qui plombe mes épaules et tord ma colonne.

C'est le soir pour sourire.

Même si ça fait peur.

Sourire.

Dont acte.

2 commentaires:

LOU ZELIC a dit…

un sourire à peine éveillé ...

eric33 a dit…

ooops c' est que le vendredi je me lève à 6h du mat une heure bien sarko mais peu dustanienne...il pratiquait la fainéantise de gauche avec le Herald tribune// c' est pas gentil ça, bon -le -Genie- Divin -avait -besoin -de- se -lever- tard vers 666 ;-)) je pense à lui avec Mika