samedi 22 septembre 2007

SANS TITRE.

Depuis 24 heures se faire taire pour rester soi-même spectateur de l'irrecevable.

Non, pas encore.

(mort).

Hier le tube en moins, des mots dont certains beaucoup la majorité à côté comme la nourriture qui s'échappe des mains des lèvres, mais quelques mots dans la plaque et récurences, comme si le cerveau n'avait gardé que quelques épisodes à ressasser dans les périodes lucides.

Ma. et Ma., quelques sourires croisés d'une routine éreintante suscpetible de reprendre, venir midi et soir apporter ce qu'il réclamme encore avec véhémence, retrouver une forme d'on ne sait pas quoi, d'espoir tronqué, d'optimisme à très court terme mais pour un vendredi c'est déjà énorme après cette semaine démente.

La couverture de Charlie hebdo, ce mini sarko en pull marin et Jacques Martin qui l'interviewe façon école des fans " Et qu'est ce que tu veux faire quand tu seras grand mon petit ?"
" Me taper ta femme ".
Oui, des sourires.

Ca se durcit lorsqu'on sort avec Ma., dans la voiture elle balance, le skud qu'elle même s'est reçu dans l'aveuglement de ceux qui accompagnent jusqu'à la dernière volonté " Nous avons fait déjà des choses exceptionnelles pour quelqu'un qui n'a pas d'avenir ", comme une masse sur ses épaules. Les stars sont sans pitié, même dans le crabe. Et les échecs ternissent l'aura des pontes au sommet.

Le fond de l'entonnoir se dessine, il est sombre et silencieux.

Le soir pour l'anniversaire de Mu. le coeur chaviré y va de sa bravade pour plusieurs d'entre nous, manger, rire avec les adolescentes et les amis de plus de cinquante ans, défier le sommeil et les larmes impossibles.

Ce matin la terre des vivants tourne, et bien, cours de danse en tutu rose, quatre quart, le premier brûle pas mon genre mais tout s'évapore de temps en temps aussi, le deuxième est réussi, et ci et ça et l'anniversaire et trouver un cadeau des petits déguisés un grand appartement bourge marais, le marais clos c'est Kippour, Ma. au fil qui va là bas, Ph. à l'arrache au café d'en bas, ce trajet encore et encore, cet endroit sinistre et le bruits des skates a cause de la rampe sous le pont là où la voiture juste en face de l'entrée.

Il dort.
Il dort dit Ma. je ne vais pas rester je dois aller chercher les filles.
Ma. veut que je parte elle me dit Tu as mieux à faire je lutte maintenant c'est le moment d'affirmer les choses Non je reste je n'ai rien d'autre à faire qu'être avec mon père alors descendons et ça ressemble à un pique nique dans n'importe quel parc sauf que là haut au premier et Ph. qui passe sa maman à la fenêtre alors qu'il est question de quoi faire lundi rendez-vous avec la vérité via la bouche de la star qui sera sortie de Kippour et de sa réserve de ponte.

La vérité tombera avant.

Ma. ne comprend pas qu'il n'ait rien avalé de la journée alors qu'hier, quand soudain l'image de son bras, le gauche, énorme.

Je demande à l'infirmier. Qui dit comme ils disent toujours le médecin va passer. Mais cette fois ci je ne pars pas personne ne partira avant de l'avoir vu là maintenant. Pendant ce temps là du masque s'échappent des paroles sont certaines qui resteront parce qu'elles le méritent Je vais mourir répété deux trois quatre fois déchire l'air, Ma. s'approche caresse son front " Tu vas mourir, mais tu t'es toujours battu, allez etc"... Bien sur que je vais mourir dit la voix que l'on a tant de mal à décripter mais, nos regards croisés à cet instant avec Ma. et puis la voix qui reprend Qu'est ce que tu crois c'est comme ça avec les jurys populaires.

Il est dans les twiglights dit Ma.

A moitié.

Les médecins font leur boulot, ils aspirent, il secouent, ils évacuent.

Ils parlent. Ils disent.

Ma. et moi le regard fixe en silence longtemps à regarder le ciel intense et pur. Insensibles aux mouvements du couloir.

L'irrecevable pour Ma. Jusqu'à aujourd'hui.

Mais désormais nous serons ensemble. Unis par ce que nous venons d'entendre. Unis dans ce qui nous attend. Unis dans ce qui dégringolera quand tout aura, enfin, le droit de s'écrouler vraiment.

J'ai bien entendu questionne Ma. Oui, nous avons bien entendu. Ensemble.

Et la voix sous le masque entre deux élucubrations dire J'en ai plein le cul. Aussi.

Il n'y aura pas de deuxième tube.

( pas de face B ).

Demain c'est le jour maudit dans les services. Celui des effectifs tournants et du monde au ralenti autour qui contagionne.

Nous sommes sur le qui-vive. Tous. Car nous savons tous que la nuit.

J'ai dit Je t'aime si fort dans la chambre que tout le monde.

Prévenir les garçons.

Déposer Ma. qui veut le temps pour accuser.

Et maintenant, laisser le sort bosser jusqu'à.

Parce que malgré tout, toutes les preuves des circonstances, TOUT, Jean m'a démontré en 1996 qu'on ne peut jamais savoir.

Allez.

1 commentaires:

sandra a dit…

allez allez allez
je t'embrasse