<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378</id><updated>2009-10-13T18:22:14.832-07:00</updated><title type='text'>SM.</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default?orderby=updated'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>17</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-3524327778145553403</id><published>2007-09-28T09:28:00.000-07:00</published><updated>2007-09-28T09:29:52.439-07:00</updated><title type='text'>...</title><content type='html'>C'est la fin de cet espace.&lt;br /&gt;                                                           Celui que j'aime a pris le train.&lt;br /&gt;                                                                          Merci.&lt;br /&gt;                                                                            Bye.&lt;br /&gt;                                                                              c.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-3524327778145553403?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/3524327778145553403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=3524327778145553403' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3524327778145553403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3524327778145553403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/blog-post.html' title='...'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-178487255468620755</id><published>2007-09-25T09:26:00.001-07:00</published><updated>2007-09-25T11:10:47.489-07:00</updated><title type='text'>IMPOSSIBLES.</title><content type='html'>Hier, huit heures, pour la première fois depuis quinze jours bientôt je ne percute pas la vibration du téléphone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma. je tressaille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On lui a remis le tube. Nous avons rendez-vous, tous, à seize heures, les médecins veulent nous parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'arrive, Fais ce que tu as à faire fais tes trucs. J'arrive. Et Ma. aussi. Et Ma. encore un peu après, les yeux carmin et cette colère que je décelle chez ceux qui n'acceptent pas le chagrin de l'irréparable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père, lui, dort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On attend longtemps avant de pouvoir pénétrer la chambre, ça s'agite dans celle d'à côté, je comprendrai malgré moi juste après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Ma. et Ma. et Ma. qui s'en va plus vite chasser avec sa lutte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dort. La nuit a été rude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons mon grand frère et moi dans sa voiture d'anglais, son ex-femme dans un café sinistre du dix-septieme, des sacs avec des affaires de filles à échanger, les filles alternées, aller dans un endroit impersonnel pour passer l'attente, encore quatre heures avant le verdict, et d'autres qui tombent entre les deux membre ainés de la fratrie, les dossiers les frustrations les impossibles, déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un bar de grand hôtel cosi, Mu. et ses grands yeux verts ourlés, eux aussi, des heures où personne sans doute aucun ne la voit, sa beauté qui m'émeuvra toute ma vie, sa bienveillance, nous, ses enfants, si elle pouvait nous arracher la souffrance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passer prendre C., le frère de plus de cinquante ans, le copain pied noir de toujours dans l'enfance, leurs frasques, leurs déconnantes, leurs femmes soeurs d'école maternelle, aussi, C. et son chic démesuré obsessionnel, sa belle gueule son grand corps mince et élégant, le complice de toutes les époques, Le fils de Félix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans SM le livre, il est raconté comment on se croisa le jour de la mort de ma grand-mère, ce vendredi pluvieux ou le garagiste avait embarqué mes clefs alors qu'il me fallait foncer à l'hopital rencontrer mon père Sur les rives de sa mère morte ( si ma mémoire est bonne ), j'étais sortie avenue Marceau, un vendredi soir sous la pluie qui voulait dire Tu peux toujours te brosser en langue de taxi.&lt;br /&gt;Là, au bout suprême du rouleau, j'avais croisé C., qui m'avait glissé la tête sous son imper, et raconté leur jeunesse sous les trombes avant d'arriver chez lui. Il m'avait appelé un taxi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier il est dans la baston lui aussi, pour ne pas laisser paraître son immense chagrin, il a fait ce que mon père aurait fait à sa place, il est venu à la réunion fatidique au bras de Ma., il a pris la place de l'homme à côté de celle de mon frère ainé, il a prononcé le mot que tout le monde attendait mais que le corps médical déonlotogiquement s'interdit tant qu'on ne lui a pas soufflé soi même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas s'acharner, non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C. qui le soir nous invite tous autour d'une table ronde dans un restaurant adapté, les lumières sont douces, les voix souvent tamisées entre deux et sensiblement forcies dès qu'elles tracent des diagonales. &lt;br /&gt;Un diner qu'il aimerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avoir quitté sa chambre après tout le monde, le coeur retourné par le virage décisif commun, apercevoir malgré soi ( impossible, le regard glisse malgré ) un corps inerte dans la chambre d'à côté, le visage olivâtre affaissé, l'avoir regardé tous les jours, savoir qui est sa famille, lutter pout évacuer l'image.&lt;br /&gt;Avoir comme tous les soirs, songé, c'est peut-être la dernière fois que je le vois, toujours, en carressant ses cheveux les lèvres sur son front, A demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assise enfin dans ma nouvelle maison classe A, penser à nous, à nous tous, penser Impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca ne peut pas ça ne doit pas durer encore et ecore nous sommes d'accord ma conscience et moi. C'est trop dur. On est épuisés, tous. Ca ne peut pas durer.&lt;br /&gt;Qu'est ce qu'il faut avoir fait comme routes en quelque jours pour arriver à souhaiter la mort de son propre père.&lt;br /&gt;Du kilomètres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma. m'a investiguée à l'arrivée au matin, Tous vos dossiers étaient en ordre, tu es sûre, parce qu'il en parlait encore et...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous nos dossiers sont à jour Ma. Tous. Et personne ni ici ni après ni nulle-part, pas de jury impopulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui nous on confirmé les soignants, il n'y a plus de jour ou de nuit, d'espace ou de temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous, si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour lui un jour est identique à l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour nous, c'est tout, exactement, l'inverse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu te couches même le tissu de tes draps à l'air d'un étranger, le portable à côté de la radio et de l'ordi, prête à recevoir le coup de fil fatal nocturne, tu zappes sans réussir à t'accrocher vraiment sur autre chose que du néant, la misère intellectuelle fixe les dernières protéines de jugement qu'il te reste, ta bronchite délibérément insoignée empire et te secoue toi aussi la carcasse fondue, tu n'attends rien ni du sommeil ni des rêves ni de la nuit, tu attends d'être un nouveau jour de combat, tu éteins la lumière quand tes yeux pèsent assez fort pour te clore le débat, tout est self-timé qui doit anéantir toute chance de penser encore, tu sais déjà qu'à cinq heures environ tu sursauteras, aggripperas le combiné laqué noir, rien, tout sera calme, le souffle à côté de toi, les mors d'amour et de réconfort grognés tendrement, tu ne cherches pas à savoir ce que racontait ton sommeil paradoxal à toute heure, ne pas penser, tâcher de se rendormir, ne pas penser, tâcher de sombrer à nouveau, ne pas allumer la radio, et puis si, repartir tant bien que mal pour deux heures de répit, flotter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans faillir aux larmes. Pas encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin comme les autres attendre huit heures, C'est la fille de Monsieur, comment s'est passée la nuit, je vous vois tout à l'heure. Appeler Ma. qui est parti à cinq heures à Londres, transmettre. Mon frère si extraordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et toutes ces qualités des uns des autres, qui ne servent à rien. Ici derrière les blouses bleues en soins intensifs, il n'y a pas de catégorie, pas d'échelle, tous à la même enseigne, celle de la terreur. Tue. La terreur tue. Le comble de la pudeur. Taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après deux réunions, reprendre le chemin, les quais, ce boulevard moche, garer la maison devant, dehors, jamais dans l'enceinte, se garder cette respiration, jamais dans l'enceinte, toujours hors, éteindre le fond sonore masquant la réalité, éteindre la cigarette du condamné à faire comme si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car aujourd'hui me dit Ma. qui fume devant le hall, il entend tout, comprend, il est alerte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossibles, on a dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me décrit ce à quoi je dois m'attendre, me prépare à ce sursaut qui devrait me réjouir si j'étais plus chrétienne, je ne suis plus chrétienne, j'ai choisi, il parle avec ses mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je monte sans enregistrer du décor quoi qu'il en soit pré-inscrit. L'infirmière dans le bureau aux blouses n'est pas la même, la blouse non plus, a des poignets différents, le détail est noté, ils sont jolis ces poignets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chaise est restée au même endroit depuis Ma. Je ne fais aucun bruit, je ne veux pas qu'il m'entende tout de suite, je dois reprendre mes marques dans cet espace, avant. ( Il y a un nouveau malade dans la chambre d'à côté, il a l'air d'un vieillard ). Mon sac et mon blouson à l'entrée, la grande chambre, toutes les machines, les courbes les sons, reprendre en soi, s'asseoir, t'observer un moment, écouter le rythme de ton souffle, le tube, tes lèvres tuméfiées, ton long cou maigre, tes joues tendues, émaciées, tes sourcils encore roux et fournis en diable, tes mèches blanches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tes ressources, la force incroyable de ton organisme, sa volonté de vivre. Ta. Volonté de Vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'interpelle doucement, en posant la main sur la tienne, tes yeux s'ouvrent, tu hoches, et mets ta main sur la mienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te raconte d'où je viens, je ne veux pas te fatiguer, tu presses, je ne te fatigue pas. Tu fais un signe, j'avance des mots qui ne sont pas les bons, je te demande si tu veux l'ardoise, non, tu refais le signe jusqu'à ce que je comprenne, tu veux que je parle, que je raconte, alors je m'exécute bravement, je raconte, je parle, les pressions sur ma main disent que tu es content, tu es fier, tu ris même quand je cite une expression de toi, ce Ventre mou de, je continue, je ne sais pas si je dois continuer ou m'arrêter, une fois je pose trop fort ma main sur ta paume tu fais un geste de souffrance, je suis désolée je remets ma main sous la tienne, tu presses et je sais que c'est l'amour que tu dis;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi aussi, Je t'aime tu sais, mes lèvres sur ton front, A demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A demain...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma. est encore entrain d'attendre un taxi elle a missionné le chauffeur ailleurs, des fleurs que tu aurais fait porter si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La déposer à une station, bastille, reprendre le fil de la réalité extrerne à ce voyage, appeler Ma. à Londres qui reviendra demain, le préparer lui aussi à ce revirement, à cette conscience sur laquelle on croyait avoir tiré le grand rideau rouge, partager la culpabilité qui en découle, à chaque jour surgit sa peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ancrer dans des rituels dont il faudra se défaire sans savoir quand, mais savoir en revanche que s'en défaire aussi, sera douloureux, parce que tout s'installe même si c'est pour être défait, s'automatiser des réflexes en mesurant qu'il faudra les perdre, avancer dans ce tunnel dont la direction change tous les jours, rétrécir chaque jour un peu plus le cercle pour ne pas avoir à informer de ce qui n'existe pas, il n'y a pas de réponse au numéro que chacun se demande, rien n'est écrit, toutes les armes sont présentées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est là, le champs infini, le chant endolori des impossibles.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-178487255468620755?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/178487255468620755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=178487255468620755' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/178487255468620755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/178487255468620755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/impossibles.html' title='IMPOSSIBLES.'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-7452042737597724968</id><published>2007-09-23T10:50:00.000-07:00</published><updated>2007-09-23T12:10:41.176-07:00</updated><title type='text'>...(XOXOXOOXOOOXOXOOXOOXOXO)....</title><content type='html'>bolobolo. Entre deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir chez F. par hasard les deux parrains en salle fumeur, Ma. et M., Ma. qui porte le même prénom que mon frère parrain de mon fils, M. qui débarque d'Anvers, ça y est, il est revenu maintenant. Il reste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre tête à tête, entre la cérémonie qu'il prépare pour demain lundi, planter un arbre, un chêne d'Amérique ( le pépiniériste vient à partir de 13h30, on ne plante pas un chêne avant 13h30, nous ignorions...), ne pas dévoiler le joli secret de M. qui réunira sans que personne le voie ses parents pour la dernière halte, les 30mn de musiques de nous, son frère, J., L., j'ai choisi " Toi le coeur de la Rose", l'Enfant et les sortilèges", bien sûr, ( Ravel, bien-sûr ), M. m'apprend que pour lui aussi, c'est l'enfance, son père lui faisait écouter, Granny me le faisait chanter, N. veut l'inclure dans son prochain défilé C., les boucles, raconter ma journée, savoir qu'à tout instant, appréhender la nuit et nous repaître l'un de l'autre, notre sentiment mutuel, notre confiance absolue. La synergie ahurissante de notre histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mauvaise nuit succède aux autres, pas de message, attendre comme chaque matin l'appel au service, tourner, tourner, des ronds qui n'en finissent pas de se succéder dans le vide du questionnement, lui aussi, tellement absolu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parle aujourd'hui. Dans l'étape dite * de confusion * qui précède le départ, il parle et seuls certains mots audibles font dire à Ma. " Il ne pense qu'à son boulot, le salaud*, pour nous arracher ce sourire si grave et nécessaire, lui ôter quelques secondes le masque pour tenter de percevoir plus juste, et aussitôt les courbes qui s'affolent, reposer l'air artificiel qui sépare ses lèvres du monde, replacer ses jambes, regarder les bras attachés, la nuit il veut partir, regarder, toucher son front, caresser ses cheveux, il répond Moi aussi aux mots d'amour et on sait qu'il les entend loin loin dans ses limbes, ne pas trop stagner, ne pas épuiser ce qui reste, observer encore une fois les courbes, la tension qui monte le rythme des aspirations aussi, le filet de plus en plus mince étroit entre ses lèvres sèches qu'on peut à peine humecter, il ne peut plus boire ce serait trop dangereux, toucher son épaule au dessus des capteurs, tenter pour la nième fois de retenir le nom des morphiniques, en vain, comme une impossibilité chronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la publication de SM, j'ai ôté beaucoup de choses, des lignes crues sur la famille, à l'époque, je fouettais sévère déjà de la version élaguée.&lt;br /&gt;J'ignore donc si j'ai laissé cet échange qui me hante.&lt;br /&gt;Mon père arrivant finalement, après une semaine à l'attendre pour qu'elle puisse enfin partir, il s'était assis derrière moi qui était tout contre le lit. il avait dit, ça je suis sûre que c'est dans le livre  " elle a un gros pif, hein ". Puis, après un silence, il avait demandé à mon dos " Tu t'occuperas de moi comme ça quand ce sera mon tour ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vois, j'ai respecté le deal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A. depuis son petit lit " Moi je voudrais un fusil... pour tuer les loups ". Moi aussi, je voudrais un fusil pour tuer les loups.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain si le sort ne bosse pas à notre place, il va falloir prendre des décisions. Une. décision. Pas facile dit Ma. Non, pas facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se mettre à sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attaché, confus, totalement dépendant de machines, si ça n'étaient pas des infirmières il les traiteraient de boudins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partir ( quand-même ) pendant qu'il dort chante Françoise, implorer le sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous aussi, nous sommes maintenant au diapason, il n'y a plus de jour ni de nuits, de jours ni de semaines, ni lundi ni sommeil, il y a des matins et des soirs, des passages quotidiens, des mécaniques incontournables que seuls les enfants sont aptes à provisoirement dévier. Il y a des successions de moments, des heures les unes derrière les autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon week-end, de ses lèvres sous le masque, tout à l'heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra le raser, demain.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-7452042737597724968?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/7452042737597724968/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=7452042737597724968' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/7452042737597724968'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/7452042737597724968'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/xoxoxooxoooxoxooxooxoxo.html' title='...(XOXOXOOXOOOXOXOOXOOXOXO)....'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-3296991251416024723</id><published>2007-09-23T10:49:00.000-07:00</published><updated>2007-09-23T10:50:33.055-07:00</updated><title type='text'>CITATION DE M. (DE ON NE SAIT PLUS QUI.)</title><content type='html'>" L'imagination est une réalité comme une autre, mais beaucoup plus efficace "&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-3296991251416024723?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/3296991251416024723/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=3296991251416024723' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3296991251416024723'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3296991251416024723'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/citation-de-m-de-on-ne-sait-plus-qui.html' title='CITATION DE M. (DE ON NE SAIT PLUS QUI.)'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-7281605274961052950</id><published>2007-09-22T11:08:00.000-07:00</published><updated>2007-09-22T12:21:44.309-07:00</updated><title type='text'>SANS TITRE.</title><content type='html'>Depuis 24 heures se faire taire pour rester soi-même spectateur de l'irrecevable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, pas encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(mort).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier le tube en moins, des mots dont certains beaucoup la majorité à côté comme la nourriture qui s'échappe des mains des lèvres, mais quelques mots dans la plaque et récurences, comme si le cerveau n'avait gardé que quelques épisodes à ressasser dans les périodes lucides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma. et Ma., quelques sourires croisés d'une routine éreintante suscpetible de reprendre, venir midi et soir apporter ce qu'il réclamme encore avec véhémence, retrouver une forme d'on ne sait pas quoi, d'espoir tronqué, d'optimisme à très court terme mais pour un vendredi c'est déjà énorme après cette semaine démente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La couverture de Charlie hebdo, ce mini sarko en pull marin et Jacques Martin qui l'interviewe façon école des fans " Et qu'est ce que tu veux faire quand tu seras grand mon petit ?"&lt;br /&gt;" Me taper ta femme ".&lt;br /&gt;Oui, des sourires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca se durcit lorsqu'on sort avec Ma., dans la voiture elle balance, le skud qu'elle même s'est reçu dans l'aveuglement de ceux qui accompagnent jusqu'à la dernière volonté " Nous avons fait déjà des choses exceptionnelles pour quelqu'un qui n'a pas d'avenir ", comme une masse sur ses épaules. Les stars sont sans pitié, même dans le crabe. Et les échecs ternissent l'aura des pontes au sommet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fond de l'entonnoir se dessine, il est sombre et silencieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir pour l'anniversaire de Mu. le coeur chaviré y va de sa bravade pour plusieurs d'entre nous, manger, rire avec les adolescentes et les amis de plus de cinquante ans, défier le sommeil et les larmes impossibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin la terre des vivants tourne, et bien, cours de danse en tutu rose, quatre quart, le premier brûle pas mon genre mais tout s'évapore de temps en temps aussi, le deuxième est réussi, et ci et ça et l'anniversaire et trouver un cadeau des petits déguisés un grand appartement bourge marais, le marais clos c'est Kippour, Ma. au fil qui va là bas, Ph. à l'arrache au café d'en bas, ce trajet encore et encore, cet endroit sinistre et le bruits des skates a cause de la rampe sous le pont là où la voiture juste en face de l'entrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dort.&lt;br /&gt;Il dort dit Ma. je ne vais pas rester je dois aller chercher les filles.&lt;br /&gt;Ma. veut que je parte elle me dit Tu as mieux à faire je lutte maintenant c'est le moment d'affirmer les choses Non je reste je n'ai rien d'autre à faire qu'être avec mon père alors descendons et ça ressemble à un pique nique dans n'importe quel parc sauf que là haut au premier et Ph. qui passe sa maman à la fenêtre alors qu'il est question de quoi faire lundi rendez-vous avec la vérité via la bouche de la star qui sera sortie de Kippour et de sa réserve de ponte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité tombera avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma. ne comprend pas qu'il n'ait rien avalé de la journée alors qu'hier, quand soudain l'image de son bras, le gauche, énorme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je demande à l'infirmier. Qui dit comme ils disent toujours le médecin va passer. Mais cette fois ci je ne pars pas personne ne partira avant de l'avoir vu là maintenant. Pendant ce temps là du masque s'échappent des paroles sont certaines qui resteront parce qu'elles le méritent  Je vais mourir répété deux trois quatre fois déchire l'air, Ma. s'approche caresse son front " Tu vas mourir, mais tu t'es toujours battu, allez etc"...  Bien sur que je vais mourir dit la voix que l'on a tant de mal à décripter mais, nos regards croisés à cet instant avec Ma. et puis la voix qui reprend Qu'est ce que tu crois c'est comme ça avec les jurys populaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est dans les twiglights dit Ma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A moitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médecins font leur boulot, ils aspirent, il secouent, ils évacuent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils parlent. Ils disent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma. et moi le regard fixe en silence longtemps à regarder le ciel intense et pur. Insensibles aux mouvements du couloir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'irrecevable pour Ma. Jusqu'à aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais désormais nous serons ensemble. Unis par ce que nous venons d'entendre. Unis dans ce qui nous attend. Unis dans ce qui dégringolera quand tout aura, enfin, le droit de s'écrouler vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai bien entendu questionne Ma. Oui, nous avons bien entendu. Ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la voix sous le masque entre deux élucubrations dire J'en ai plein le cul. Aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y aura pas de deuxième tube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( pas de face B ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain c'est le jour maudit dans les services. Celui des effectifs tournants et du monde au ralenti autour qui contagionne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes sur le qui-vive. Tous. Car nous savons tous que la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai dit Je t'aime si fort dans la chambre que tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prévenir les garçons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déposer Ma. qui veut le temps pour accuser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant, laisser le sort bosser jusqu'à.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que malgré tout, toutes les preuves des circonstances, TOUT, Jean m'a démontré en 1996 qu'on ne peut jamais savoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-7281605274961052950?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/7281605274961052950/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=7281605274961052950' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/7281605274961052950'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/7281605274961052950'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/sans-titre.html' title='SANS TITRE.'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-3737711897907193578</id><published>2007-09-20T22:47:00.000-07:00</published><updated>2007-09-20T22:48:10.917-07:00</updated><title type='text'>QUELQU'UN ( DE TRES PUDIQUE ) M'A D...ECRIT</title><content type='html'>" Pensées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne crois pas en dieu, la mère de l'enfant, oui.&lt;br /&gt;Alors comme ceux qui ne croient pas, je pense, j'envoie des ondes cérébrales.&lt;br /&gt;Je lui ai demandé de poser un cierge, de faire une prière, je me suis dit qu'on ne savait jamais, je doute donc je suis.&lt;br /&gt;Le malheur des autres me rend impuissant, on peut dire que je suis d'un drôle de réconfort, je ne sais pas faire avec la souffrance, ça me glace.&lt;br /&gt;N'attendez pas de moi un geste tendre, sachez par contre que je suis avec vous, et que je compatis, et que j'envoie le plus d'ondes possible.&lt;br /&gt;Le plus possible.  "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( merci )&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-3737711897907193578?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/3737711897907193578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=3737711897907193578' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3737711897907193578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3737711897907193578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/quelquun-de-tres-pudique-ma-decrit.html' title='QUELQU&apos;UN ( DE TRES PUDIQUE ) M&apos;A D...ECRIT'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-9000136767519879894</id><published>2007-09-20T10:39:00.001-07:00</published><updated>2007-09-20T10:53:48.246-07:00</updated><title type='text'>EXTUBE</title><content type='html'>On lui a enlevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il peut de nouveau parler il parait qu'il a réclammé la presse et de la nourriture vraie et un pull.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Volé c'est volé : garder le gilet jusqu'à ce qu'il sorte ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne voulait pas que l'on vienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fatigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche il a demandé à voir Ma. et Ma. seul(s) à seul(s).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exclue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas le sujet l'exclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on peut subodorer le rapport avec la protection. Même si même si.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, optimisme de rigueur à la clef, conter plutôt la journée de formation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Noyée, immergée dans le gratin de la parfumeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coincée entre Audrey ( esthéticienne-parfumeuse a Granville ) et Jessica ( parfumeuse mais pas en cabine en Alsace ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vingtaine de specimen du genre, à qui il ne faut pas trop en expliquer déjà le cours sur la peau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté de divaguer, entre deux considérations bienveillantes sur la manière d'enseigner à des cerveaux concernés par. Par d'autres préoccupations que. A la pause, tendre au maximum l'oreille pour saisir les échanges. Un petit monde Lodgien, hyperconcerné par. Une vraie ballade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sortir de là comme d'une immersion totale, la rue du fg St Honoré soudain anachronique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontrer S. Se souvenir de Delphine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone n'annonce aucune nouvelle là tout de suite, il n'est pas à l'ordre du jour d'aller là-bas, et de se rendre compte à cet instant précis qu'on a réellement décollé du rythme global de l'ensemble depuis quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une porte ouverte dont on ne sait pas encore si elle va se refermer en claquant sur les mains, ou si derrière se cache un avenir compliqué mais défait de son habit mortuaire. Pour l'instant. La rémission dans la rémission. Ce soir tout est posssible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait bleu, bleu pur et dense si ma trachée me foutait la paix on pourrait presque croire que l'air aussi, est bon pour mon poil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la première fois depuis une semaine que le gris et le rose se disputent la place d'honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends le rose, avec ou sans ornière, je saisis le progrès infime et gigantesque que constitue cette respiration autonome pour lâcher le lest. Celui là même qui plombe mes épaules et tord ma colonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le soir pour sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ça fait peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dont acte.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-9000136767519879894?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/9000136767519879894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=9000136767519879894' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/9000136767519879894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/9000136767519879894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/extube.html' title='EXTUBE'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-1239385947912651919</id><published>2007-09-19T10:52:00.000-07:00</published><updated>2007-09-19T11:38:24.107-07:00</updated><title type='text'>GRIZ, donc.</title><content type='html'>Cet espace n'était nullement destiné à ce qu'il est en passe de devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Planque initiale des tribulations habituelles, il s'est mu en isoloir, en lieu éphémère, pour déposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien malgré l'intention.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nulle part il ne sera possible de dire, exprimer comme ici, les mots ressassés sans cesse à chaque fois que les accoups frappent et vampirisent l'oxygène à parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'aucun peuvent bien considérer l'impudeur, nul ne les oblige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand habitude fut prise, dont plusieurs objets témoignent, de matérialiser l'inconcevable avec la seule arme détenue, quand la bataille exulte et exhibe les incontournables ruines intérieures, fussent-elles en construction, la mécanique reprend ses droits sur la réflexion à long terme, et aligne les lignes comme on extirpe de soi le danger avant qu'il ne vous détruise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis sept jours maintenant l'étau resserrant, l'entonnoir dessiné, l'unique voie de rédemption est le discours couché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni hurlement ni chuchottis, la voix module, et se tait dans l'atmosphère, seul ici, elle jugule et s'arque-boute, pour libérer des obsessions et autoriser le repos ( la veille ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le dénuement total de redondance dans l'enchainnement des heures dernières, aussi, pousse au défrichage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour avoir posé la question maintes et maintes fois à d'autres, et parce qu'une définition comme le reste, peut se recalculer dans l'instant, j'affirmerais que l'impudeur, ce serait sortir et faire semblant ailleurs que là où c'est intégralement obligatoire, noyer le flux de ce qui doit être écrit dans les limbes trop connues des degrés mensongers, perdre le fil ténu et pourtant si solide qui lie chaque moment chaque demi-journée chaque réveil chaque soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impudeur ce serait refuser de vivre : ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le virus HIV  m'a appris cette leçon imparable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort fait partie de la vie. Et son injustice se doit toujours d'être aboyée de quelque manière que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont été toute une génération trop jeune pour mourir, à nous offrir cet héritage, en refusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ont changé l'hopital.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Révolutionné la fin de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Transfiguré l'injuste en progrès social.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La gueule, souvent jusqu'à plus de corde, grande ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impudeur, ce serait céder à la tentation de ne pas vivre pleinement la terreur monumentale que nous inflige la mort quand elle frappe devant soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impudeur, ce serait le refuge artificiel dans l'abnégation de l'angoisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait d'outrepasser la parenthèse pour ne garder que les deux côtés de la phrase, la mort comme une phase cachée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, ça n'est pas gai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni cynique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine parfois, désinvolte, parce que la respiration est vitale si l'on veut continuer. Puisqu'il le faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le vase clos et hermétique de cette période indéfinie, dans l'enceinte épaisse de ces jours qui dureront peut etre des semaines des mois des années personne, PERSONNE, ne sait, l'impudeur serait refuser de se mettre à nu, de se déssaper totalement des oripeaux du quotidien de l'histoire de la genèse, pour montrer ce qui reste, au fond, après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'amour. Et lui seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oser ou pas n'est pas la question quand tout cela s'impose de soi seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lutte n'est pas achevée, loin s'en faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni celle de cette existence suspendue. Ni celles que nous impose le spectacle auquel tout cela s'adonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominer le rythme des larmes fondamentales, maîtriser la compassion quand elle est à même d'achever celui qui résiste, contrôler l'appétit quand la faim parait obsène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas de compteur ni de statistiques inhérents à cet espace provisoire. Délibérément, le passage des uns et des autres restera donc lettre secrète, hormis bien sûr pour ceux qui s'expriment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que les autres, les silencieux qui trouvent le courage de lire ce qui n'est ni facile ni drôle ni un passe-temps anodin trouvent ici l'expression ( elle même consacrée ) de ma profonde gratitude, parce que l'exercice est périlleux et l'effort soutenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je raconte par exemple qu'une des préoccupations est de répondre à la demande de M. Fournir par mail un morceau pour la crémation de son père. Un et un seul. Avec l'ambition affichée par lui de faire jaillir de son visage sec malgré lui l'eau salvatrice. Alors, chercher pendant tous ces trajets, revue des titres phares quand il s'agit de ne plus rien contrôler, pour le coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impudeur, ce serait aussi et enfin de faire semblant d'oublier, que pendant la durée que durera cette danse infernale, tout peut être dit et fait par chacun des protagonistes. Pour que les autres puissent juger et médire, baver et se répandre, alors que l'origine de ces bavardages n'est que le dénominateur commun d'une immense colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impudeur, ce serait dévoiler les cuisines de ce trois étoiles qu'est la fin d'une vie de génie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois merci à vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'étre si courageux face à mon épreuve.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-1239385947912651919?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/1239385947912651919/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=1239385947912651919' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/1239385947912651919'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/1239385947912651919'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/griz-donc.html' title='GRIZ, donc.'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-1163346967763472802</id><published>2007-09-18T23:35:00.000-07:00</published><updated>2007-09-19T00:03:33.993-07:00</updated><title type='text'>OUT OF TIME.</title><content type='html'>Quelques heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans bouger.&lt;br /&gt;( Quelques pas de temps en temps, secouer la machine. Tousser)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans parler.&lt;br /&gt;( Quelques mots, des echanges importants avec le staff )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans lire.&lt;br /&gt;( Toutes les notices, les consignes, les tableaux, à défaut ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures à fixer, l'écran, la fenêtre, l'écran, ton profil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton torse secoué régulièrement par le tube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lignes, vert, rouge, jaune, bleu, la fièvre en dessous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un écran près de moi les soins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les fins tuyaux, tes bras violacés, tes sourcils roux, tes mèches blanches, ta peau diaphane, tes mains enflées, noircies, tes paupières soudées, le son de ton souffle entubé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques heures seules avec nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Te dire, enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va se réveiller, et moi d'attendre et redouter. On a stoppé les sédatifs. Et moi de flipper Oui mais est ce qu'il va avoir peur quand il va se réveiller, tout cet appareillage, le tube.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'explique, j'écoute, je n'entends pas j'écoute et j'entends son souffle et les bips en simultané, Ok il ne souffrira pas on le sédatera encore s'il faut juste ce qu'il faut, parlez lui, il entend peut-être on ne sait pas parlez lui, nous lui expliquons tout ce que nous lui faisons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se rasseoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu n'as pas la peau d'un vieillard. Ta peau aux épaules est encore lisse et tendue, ton front aussi, à peine si une couperose strie tes joues creusées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j'en ai assez des écrans et de la pendule pour diverger il y a aussi la fenêtre, les baies vitrées de l'autre côté derrière toi, les batiments orangés par le soir qui arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai un cahier à spirale dans mon sac pour la nounou des enfants. J'écris dedans. Je me dis que si Ma. arrive elle va penser des choses atroces sur le fait que j'écrive, ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens de P. H., du dessin de Proust sur son lit de.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'écris quelques mots rapides, pour être sûre de parvenir à les dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne veux pas partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais rester là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens tu t'agites ta cage thoracique se soulève ton bras aussi tu sembles souffrir je sors chercher le soignant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tes poumons encombrés ont besoin d'être aspirés, encore des tubes, on te parle, on te raconte ce que l'on te fait, je m'approche et pose ma main sur ton épaule après ces images qui racontent qu'à l'intérieur c'est la guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te parle, je te dis les choses pour lesquelles je suis venue alors que pour la première fois du jour j'aperçois tes iris bleu gris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je surveille en même temps la courbe rouge et les chiffres, la tension est repartie à la hausse. C'est peut être parce que vous lui parlez, et puis je viens quand même de l'aspirer et de l'humidifier ce ne sont pas des choses très sympas pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je n'ose plus. Quelques minutes. Je me tais. Je ne veux pas être celle qui fait remonter les chiffres rouges et clignoter comme hier le coeur qui sonne l'alarme dans le service.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je finis ma boite de 100 tic tacs à la menthe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait nuit quand je te dis A demain et ce qu'il faut avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse encore une fois les consignes aux soignants. Appelez moi surtout appelez moi. Hier c'était à 23 heures. Appelez moi même au milieu de la nuit je m'en fous total je veux juste être là.&lt;br /&gt;Je suis sa seule fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends son pull. Son grand gilet gris. Je dis Je prends le pull vous préviendrez j'ai besoin d'un doudou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, pas le sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les soignants me donnent un numéro à leur tour, vous pouvez nous appeler n'importe-quand, vous aussi, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je quitte la ville médicale comme on fuit le sérail, téléphone vissé, Mu., Ma, N., bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sa seule fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant que tout est dit, la nuit peut m'engloutir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-1163346967763472802?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/1163346967763472802/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=1163346967763472802' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/1163346967763472802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/1163346967763472802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/out-of-time.html' title='OUT OF TIME.'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-3689108469677540993</id><published>2007-09-08T01:55:00.000-07:00</published><updated>2007-09-17T00:27:03.167-07:00</updated><title type='text'>Le soleil se lève à l'Ouest.</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuJuh5XrcpI/AAAAAAAAAAc/zhl7hBr2Ihk/s1600-h/Photo+8.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuJuh5XrcpI/AAAAAAAAAAc/zhl7hBr2Ihk/s320/Photo+8.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107766456006439570" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant la reprise officielle du site soleil meme, quelques périgrinations locales pour la mise en bouche de rentrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci pour l'accueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script src="http://www.google-analytics.com/urchin.js" type="text/javascript"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;br /&gt;_uacct="UA-xxxx-x";&lt;br /&gt;urchinTracker();&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-3689108469677540993?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/3689108469677540993/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=3689108469677540993' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3689108469677540993'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3689108469677540993'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/le-soleil-se-lve-louest.html' title='Le soleil se lève à l&apos;Ouest.'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuJuh5XrcpI/AAAAAAAAAAc/zhl7hBr2Ihk/s72-c/Photo+8.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-1553035280081454691</id><published>2007-09-16T14:31:00.000-07:00</published><updated>2007-09-16T23:37:02.817-07:00</updated><title type='text'>APRES MINUIT C'EST LA NUIT.</title><content type='html'>Comment est ce que je pourrais dormir, alors que cette nuit pourrait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que pourtant il suffirait de croire que je pourrai tenir sans éveil jusqu'à l'aube pour qu'une nouvelle journée se lève, Peut être pleine de surprise a dit Ma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plaquettes, Chaval, les plaquettes, Toulouse, les plaquettes redescendues si bas ce matin qui martèlent entre chaque essai.&lt;br /&gt;Chaque plaquage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chambre, les vitres, les vêtements stériles, ton masque, ton visage pâle qu'aucune chimiothérapie n'a jamais réussi à déplumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes lèvres sur ton front le plus longtemps possible, au cas où ce serait un adieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était bien cette perte quelques heures avant, des arbres, des rues, tout inconnu, de mauvaises directions en déroutes consenties, atterrir tout du moins les pneus dans une banlieue étrangère en ensoleillée et vidée de tout hasard impossible à cet heure. Ne connaitre personne à coup sûr. Ne plus craindre de laisser tout jaillir. Les spasmes, les rigoles séchées par le vent de la vitesse même faible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca ira mieux dans quarante huit heures. Ta dernière phrase gaulée au vol sous le masque. Vous êtes beaux. Mon frère, moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tes immenses jambes dissimulées, on aperçoit juste le bout d'une chaussette marine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta main, la tâche noire en centre de son dos qui raconte les aiguilles ailleurs désormais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'écran du côté droit avec ces courbes en temps réel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres machines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sons de l'électronique dans cet endroit si rendu au silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment pourrais-je dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mes frères. Où sont mes frères, là, maintenant, tout de suite. Comment est ce qu'il gèrent, eux. Ma. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu tellement peur hier. J'avais tellement les jetons. La trouille. Voir un ami pleurer c'est une chose mais un frère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toi je sais que tu seras naturelle . Tu me connais Mu. Tu m'as mis au monde. Neuf mois pour savoir mieux que personne que mes épaules resteront droites, mes yeux secs, ma parole juste, mes intentions tendres, mes sourires officiels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais être déjà à ce demain matin où tu auras comme jean encore fait mentir les lois du monde. Sans m'éveiller en plein noir pour observer l'angoisse tourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne dirai rien, sois tranquille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr que je ne dirai rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne voulais pas qu'on te voie aujourd'hui donc je n'ai pas pu te le dire, comme programmé hier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas pu te dire que tu seras toujours mon père ce héros, mon soleil même. Le zéro est mort, je l'ai enterré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas pu te dire Je t'aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reposes toi, moi je veille.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-1553035280081454691?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/1553035280081454691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=1553035280081454691' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/1553035280081454691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/1553035280081454691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/apres-minuit-cest-la-nuit.html' title='APRES MINUIT C&apos;EST LA NUIT.'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-3728697801245521987</id><published>2007-09-13T23:01:00.000-07:00</published><updated>2007-09-13T23:36:23.185-07:00</updated><title type='text'>RESISTANCE RESPIRATOIRE.</title><content type='html'>On a retrouvé le corps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;E. à mes côtés sur le siège avant droit, les ombres descendantes créent un effet stromboscopique, c'est cet été que nous avons tous attendu quand il était l'heure d'en profiter vraiment, dans mon machin en plastique noir blue, on a retrouvé la preuve qu'il n'est pas parti dans la forêt, qu'on ne le croisera pas un jour à l'autre bout du monde sur une plage abandonné, il n'a pas menti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par intermittences, je laisse mon imagination faire sans autorisation, et je vois ce grand corps si fin si fin épuisé, qu'on a passé aux soins intensifs. Je vois le masque à ne pas suffoquer et.&lt;br /&gt;Et cette vision m'oppresse soudain tant à mon tour que je reviens à la vérité de ce que j'ai réellement devant les yeux. E., P., un trottoir rue Montorgueuil, E., P., une boutique rue St croix de la Bretonnerie, E. sur ma selle à l'arrière, C. chez Kader en face du marché, ses larmes, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au café beaubourg qui sera donc l'hémicycle de nos histoires toujours liées par on ne sait quel malin, N. S. P. prononcent des phrases en alternance des sujets qui nous obsèdent de plein gré, le monde tourne, le sol est stable, je sors régulièrement téléphoner sur les pavés du parvis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est trop tôt pour savoir si l'assistance a bien fonctionné. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ne pas laisser d'image négative vampiriser mon pouvoir fertile, je soigne intensivement les miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attends les nouvelles de la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon pneu est crevé lorsqu'on sort sous les étoiles. Mort  dit N. Crevé, mort. Il y a des taxis pour les objets. Tout est réparable  ou jetable au pays du matériel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est crevé dit Ma. au téléphone. C'est ça le problème. Ca plus ça plus ça. Et a fatigue. Les globules blancs. Les poumons. un virus orphelin. On s'appelle dans la nuit si. Ne t'inquiètes pas outre-mesure. On ira dans ce joli jardin s'il fait beau dimanche dit J. Dimanche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si dimanche tout est toujours fixe, on pourra tous respirer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est trop tôt mais si rien n'a vibré cette nuit c'est que la terre tourne toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi j'ai deux grand-pères a dit R. ce matin en dévorant ses crispies au chocolat. Oui, la terre tourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon scoot a dormi à la belle étoile, lui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-3728697801245521987?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/3728697801245521987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=3728697801245521987' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3728697801245521987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3728697801245521987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/resistance-respiratoire.html' title='RESISTANCE RESPIRATOIRE.'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-2072763643081758897</id><published>2007-09-13T00:41:00.000-07:00</published><updated>2007-09-13T01:04:37.116-07:00</updated><title type='text'>DU PÈRE ÉPERDUE</title><content type='html'>Hier nocturne hantée N. me demande pourquoi encore ne pas réserver ça pour un opus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca remonte à bientôt deux ans, maintenant. Le pourquoi. Le waÏ ( bordel). Le why ( anglicisme, et en même temps, de moins en moins envie des anglicismes, retrouver la langue matriciale, faire l'effort ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mort du père spritituel. Du mentor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ecrire, au Brésil, pourquoi lui toujours c'est comme ça, c'est le Brésil, la mort du père spritituel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toper tous les symboles, les signes, les concordances, les hasards qui n'en sont pas, provoquer tous ces phénomènes, spiritualité locale, méditation, concentration, perdition, confrontation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenir un texte, au retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le jour du retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le père, le vrai du sang de la chair des neurones des ressemblances des traits de la génétique, lui, menacé, à terre allongé, cliniquement à terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa mort à lui, pour l'accoup ( violence extrême dudit accoup ), annoncée sans fard et fanfare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, depuis, savoir et vivre que tout est suspendu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre, le livre qui viendra pourrait s'appeler, déjà, Avant-Après.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand les deux pères, les deux âmes seront confondues, mêlées, ne feront plus qu'un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vide immense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un vertige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon texte aussi, est sursitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il saillira en douleur quand celle-ci sera si puissante si forte si impraticable qu'il n'y aura que le texte pour sauver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m' a souvent demandé pourquoi je ne le faisais pas, maintenant ( de son vivant ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce que l'amour que j'ai pour lui, cet immense et difficile amour, est une prison, une torture vivace de laquelle les mots n'ont pas le doit de s'échapper. Parce que le jugement s'il en est, doit appartenir à l'au-delà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. il y a trois jours, gueulait dans la nuit " Fini, c'est la fin du jugement ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs fois il l'a crié devant le grand édifice tubulaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y aura pas de soulagment, c'est faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;il y aura une incohercible douleur, une fulgurance perpétuelle et lancinante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dont il faut avoir peur aujourd'hui, pour continuer à croire et sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte peut attendre, encore longtemps s'il le faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est là, tapi, rédigé de moitié et sera tout à reprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'objectif quotidien du moment, c'est regarder la minute, observer l'instant pour ne pas rompre, ne pas se projeter inutilement pour ne pas précipiter ce qui devra arriver, un jour, une nuit, qui sait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Personne ne sait. Et moi encore moins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L. au téléphone là tout de suite qui brise temporairement le fil Nos septembres noirs, dit il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte est là, en suspend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait beau, par la fenêtre de l'hopital on voit certainement le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est tout ce que je souhaite. Maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'il voie le ciel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est ça, la continuité définitive des Soleils.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-2072763643081758897?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/2072763643081758897/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=2072763643081758897' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/2072763643081758897'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/2072763643081758897'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/du-pre-perdue.html' title='DU PÈRE ÉPERDUE'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-80434339208459212</id><published>2007-09-12T01:44:00.000-07:00</published><updated>2007-09-12T12:25:28.206-07:00</updated><title type='text'>LA DISPARITION</title><content type='html'>Il est vingt deux heures et quelques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bande-annonce de l'émission prozac qui va démarrer après les mensonges en 30 secondes annonce surtout qu'il va bientôt être l'heure de clore le dossier de cette journée compliquée et tendre à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vibration : L.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'est parlés trois heures plus tôt, lui depuis la terrasse du café beaubourg, long time no news quelques semaines loin.&lt;br /&gt;Pendant le débrief sa voix change " Tiens voilà M. Qui rentre en vélib' *dans* le café Beaubourg ".&lt;br /&gt;On est ok sur l'idée que ça correspond à une post nuit sans sommeil.&lt;br /&gt;Le debrief tourne court plus vite que prévu, M. fait semblant de ne pas comprendre qui parle à qui, résurgences, sourire, fatigue du côté de cette journée difficile, mine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu plus de vingt-deux heures donc, et l'hésitation légitime, résilience, nous avons connu tout ça, ces dimanches après nuit blanche, les hommes à hommes pour qui le dimanche soir ne signifie rien, les rendez-vous par lieux, les us, les bars, les débriefs. &lt;br /&gt;Une journée tendre et difficile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est M. C'est très grave. Son père s'est suicidé. Il est allé se jeter du pont de Normandie. Il a laissé sa voiture, et un mot dans la voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se souvenir que la mère d'M a aussi pris la tangente de son plein gré il y a deux ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La terrasse est presque vide, il reste quelques âmes de la tribu des dimanches soirs qui n'ont pas de sens, des fatigues perceptibles et douces plissent les cernes autour, M. est à l'intérieur, quelque part. Guetter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Je suis avec C. qui est évidemment arrivée comme une... comme une ..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Comme une charognarde " ( aider ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Voilà exactement " rit M. qui téléphone en dansant sa démarche entre les rangées de fauteuils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps en temps, il s'éloigne sur le parvis, et le flux descendant en decibels tend à laisser comprendre que le fanfaronnage à ses limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les personnes citées en minuscule pointée ne liront pas les lignes suivantes.&lt;br /&gt;C'est l'intérêt de l'ouverture de cette adresse.&lt;br /&gt;Recouvrer l'indépendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. et L. alors que précisément, l'ouverture de cette adresse, comme si rien ne devait changer des symboles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. et L., les meilleurs amis, les frères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M., le parrain de la fleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L., le surviveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. ne lira pas ce qui va suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'occasion, enfin, pour moi, de recouvrer mon je(u).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M., t'aimer tellement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ton costume gris, tu seras trop heureux d'en dévoiler sa doublure plus tard, le gansé de satin, la signature de J., made in ShangaÏ.&lt;br /&gt;Ton grand corps fort.&lt;br /&gt;Et cette lutte de commencer avec lui.&lt;br /&gt;Ta guerre implaccable contre l'Emotion.&lt;br /&gt;Ton refus. Toujours.&lt;br /&gt;Elle est là cette salope qui rôde malgré le produits, ou les, et l'alcool, elle est là malgré l'anéthésie locale qui rôde et menace.&lt;br /&gt;Tu luttes.&lt;br /&gt;Rien ne doit s'effondrer ça n'est pas du tout la tendance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( Le lendemain tu diras " Par contre je n'ai toujours pas pleuré " d'une fierté expectative famillière ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retrouver nos réflexes de petits blessés définitifs.&lt;br /&gt;( Penser à V. à ce moment là, même stratégie, elle excelle ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. se bat.&lt;br /&gt;Devant nous qui le connaissons si bien.&lt;br /&gt;L. déjoue les flêches les plus déplacées, moi, d'enfiler les perles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un témoin, un candide, il y a toujours un témoin, il vient d'arriver de Barcelone, c'est son premier soir, il est calme malgré le bruit des tirs, cette guerre est aussi une danse, M. est le clou du spectacle involontaire et impératif en même temps, dominer, combattre, la lutte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;W. m'apparait dans les rafales, les mêmes hein, les mêmes mon W.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca va faire deux ans, le 3.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poser, à risque, quand-même, quelques questions. En présumant que les réponses n'arriveront pas de l'axe préssenti. A raison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pourquoi néanmoins indispensable entre deux tentatives, habiles, de déjouement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne l'écoutait plus. Toi tu n'aimes pas ce que ton père dit. Mais on l'écoute. Et tu respectes forcément cette écoute. Lui, on ne l'écoutait plus. Il était contre des valeurs. Il a perdu. Son discours n'intérresse plus personne. Il a perdu. Ce qui m'étonne, c'est qu'il ne l'ait pas fait plus tôt. Qu'il l'ait fait maintenant. Il aurait du le faire à trente-cinq ans, comme les autres. Mais il a survécu à ça. Et je ne comprends pas pourquoi il a fait ça maintenant. C'est pour mon petit frère que je suis inquiet. Parce que lui, il a intégré toutes ces valeurs, qu'est ce que tu dois penser quand le type qui t'as insuflé toutes ces valeurs anti-, va disparaitre sous un pont. Il m'a dit qu'il marche, il dit ausi que peut être il va revenir, mais non, impossible je lui ai dit, impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ta téciture ondule, et dans les variations il y a les grands thèmes que tu réfutes avec cette sauvagerie qui est tienne.&lt;br /&gt;Incrédulité, compassion, colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J. arrive et brise sans le savoir ce qui était entrain de se contruire de ta démission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de là, consciente de la seule manoeuvre possible, me taire. Hormis quelques ouvertures de vannes. Appuyer sur la béance. Insister sur la plaie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu n'as pas les clefs du nid, tu les as laissées quelqu'un te les as déposées dans un café qui a fermé tu ne sais pas ou tu vas dormir tu dis Je suis orphelin et je n'ai même pas de toit ou dormir ton regard est vitreux, filtré même si ta voix porte je lis l'écume au coin de ta lèvre droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as envie de te battre. Cogner pour ne pas. Te faire détruire. Physiquement. L'anesthésie, encore. Tu l'avoues, tu te rétracteras plus tard mais là tu lâches quand je te glisse doucement Tu vas te battre n'est ce pas. C'est clair. Tu dis, C'est clair.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu ne vois plus rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca ferme. Tout les protagonistes savent qu'il n'est pas question que tu dormes. Un seul endroit possible, un de nos théatres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La faune du dimanche qui divague gentiment, l'opacité, la douceur de cet endroit. Quelques têtes. Le bar à deux étages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu es droit. Ce type très accentué à l'angle droit du comptoir t'insulte je le comprends quand il monte le ton. Tu es droit, tu ne dis rien tes lèvres sont fermées à peine si j'arrive à décripter la menace dans ce si léger sourire. Il continue tu restes impassible et raide alors que ta main est sur l'arme qui va sortir de ta bouche si. J. te prend le bras et te tire à l'instant ou je feu allait se faire, tu te laisses faire, tu oscilles sans cesse entre ce qui t'assaille et une résignation inconcevable.&lt;br /&gt;Mes silences te rapprochent de moi, nous sommes collés, tu es assis en face et nous sommes fondus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te montre une photo du réel tu hoches négativement la tête, comme si tu ne comprenais pas, tu nies ce qui t'échappes.&lt;br /&gt;Avant de me répéter bas comme une excuse " Je ne vois plus rien. Je ne vois plus rien. "&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il va falloir rentrer, nos dimanches divergeants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu dis que tu vas aller là-bas, chez S. qu'il y ton chargeur chez lui, tu dois être joignable. Ton petit frère, à Rouen, a dit qu'il était entrain de marcher. Tu ne peux pas être injoignable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le trottoir tu prends mon bras, mon frère. Tu as quand même réussi a me faire rater Enquête exclusive enculé t'arrache un rire sonore et dupe qui nous enorgueuillit ensemble. Je ne veux pas te laisser. Je vais le faire nous le savons mais je ne veux pas. Je voudrais marcher avec toi comme ça collés aux épaules, toute la nuit jusqu'à la fin du ciel noir, t'empêcher d'aller au baisodrome &lt;br /&gt;( c'est L. qui te tire le bras quand on passe devant tu es dans autre chose et là effectivement tu ne vois plus rien ), je voudrais te suivre jusqu'à ce que tout s'écroule, j'ai pas envie, pas envie de te laisser, pas envie de te voir partir seul, j'ai envie qu'on se perde, d'être celle qui aura été là, j'ai pas envie de dormir, j'ai envie de tout enregistrer avec mon cerveau clair, envie d'inscrire cette nuit dans la lignée, j'ai pas envie que tu sois tout seul avec ce monument qui va s'effondrer sur ta gueule c'est inéluctable, j'ai envie qu'on avance sans savoir où, et flipper à chaque fois de savoir que tout peut basculer c'est ça que tu cherches, que ça bascule, que ça vire à la violence concrête, à la douleur tangible, j'ai pas envie de te laisser tout seul avec ce monstre et tu marches comme un centaure, ton buste en avant droit, tes épaules à l'équerre, ton grand corps bien vivant, tu ne te suicideras pas tu l'as dit tout à l'heure, toi tu ne te suicideras pas, tu ne comprends pas pourquoi il ne t'a pas prévenu, Chez nous on admet la théorie du suicide tu as dit, je respecte son choix tu veux te suicider très bien je n'ai rien à dire, mais il aurait pu me prévenir, me dire Voilà je vais me suicider, j'aurais compris, mais là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais las.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a beaucoup ri plus avant, quand tu nous as parlé du corps. C'est pas à nous. C'est pas à nous ! Hier les flics t'ont dit que ça mettait en général dix jours, à remonter. Mais là, à l'embouchure de la Seine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu as parlé des cendres, et d'Essaouira. Ta maman. Ne pas refaire le voyage. Pas question. Le dégonfler pour après le brûler no way. A ta façon et c'est pour ça les rires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et maintenant on est là sur ce grand boulevard pas assez tard pour que ce soit la fin de cette nuit inconcevable et je ne veux pas te laisser mais je dois et c'est comme si je devais t'arracher et te défaire de nos enveloppes tout contre et c'est mon tour de lutter. Là, il y a mon scoot. Et puis l'air qui rend tout brillant quand je file enfin, les rouges et les verts comme mouillés, le danger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J. t'emmène, sursitaire, je vous regarde vous éloigner dans le sombre sans lampadaire qui engloutit, je maintiens le lien sans dormir, les limbes m'approchent doucement, comme une torpeur, mon téléphone posé devant presque sous l'oreiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En veille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;script src="http://www.google-analytics.com/urchin.js" type="text/javascript"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;br /&gt;&lt;script type="text/javascript"&gt;&lt;br /&gt;_uacct = "UA-2594470-1";&lt;br /&gt;urchinTracker();&lt;br /&gt;&lt;/script&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-80434339208459212?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/80434339208459212/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=80434339208459212' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/80434339208459212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/80434339208459212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/la-disparition.html' title='LA DISPARITION'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-3055495480576153363</id><published>2007-09-08T02:04:00.000-07:00</published><updated>2007-09-12T01:33:20.729-07:00</updated><title type='text'>ENCENSER TOUT UN PAYS</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuJpP5XrcnI/AAAAAAAAAAM/5EzD25mbVqw/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://3.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuJpP5XrcnI/AAAAAAAAAAM/5EzD25mbVqw/s320/images.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107760649210655346" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On entre en pays Laforien comme on s'immerge dans un univers polysens(uel)ible,&lt;br /&gt;sensibilité des mots choisis et des rimes à sourires,&lt;br /&gt;des mélodies tour à tour sournoisement démiurges&lt;br /&gt;et cyniquement mutines,&lt;br /&gt;sensualité d'un genre, l'humour-drame.&lt;br /&gt;( quoi de plus sensuel que l'humour ?)( messieurs le drame vous va si bien)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur scène quand il y est seul à quai,&lt;br /&gt;le trublion des aphorismes mis en comptines pour adultes désab(am-)usés joue des ruptures et des successions inattendues,&lt;br /&gt;cassant les phrases pour donner du sens à ce qui les achève ( et nous avec ),&lt;br /&gt;ou au contraire additionnant à fond tout ce qui s'accouple phonétiquement, amenant  par là l'auditeur ( épuisé mais ô combien ravi de la crêche)  à se demander comment  diantre il n'y avait  pas pensé plus tôt ? ( propre de l'humain confronté à l'invention géniale ).&lt;br /&gt;Le verbe idéalement maîtrisé, le manche lui aussi bien en main, David Lafore nous promène nous ballade nous égratigne et nous emballe.&lt;br /&gt;On sort ficelé de ses performances solo, attaché sans recours à ce que l'on fredonnera désormais jusque sous une douche où l'on a encore le droit de fumer, &lt;br /&gt;condamné à ses ritournelles pour une perpétuité de chanson paillarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A plusieurs ( cinq têtes ) le pays se déploie,&lt;br /&gt;entre mâles la partie se noue et la frénésie se dénoue,&lt;br /&gt;qui clôt les partitions en gig(ue)s de fanfare tour à tour tzigane ou hispanisante peu importe ( cinq têtes, ça fait du monde en géographie)&lt;br /&gt;la rampe l'éclaire lui ( et son slip rouge des grands jours ) et le partage lui sied au(x) talent(s),&lt;br /&gt;il est maître de sa bande comme du public qu'il harangue et dérange dans son inertie auditive.&lt;br /&gt;La joute prend et décape des regards en coin, l'hydre s'amuse à se dominer les unes et les autres et c'est nous parterre qui dépose les armes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autres s'en sont chargés et le feront ( peut-il en être autrement ) (faut-il ajouter hélàs ) sans nul doute encore, aller&lt;br /&gt;débusquer dans le pays Laforien mille origines et ressemblances de pays d'avant ( et de maintenant, allez) ( d'anciens génies, si ).&lt;br /&gt;Qu'on s'épargne ici cette inutile (  aussi fortuite que chiante, préciser ?) nécessité de toujours classer en référence...&lt;br /&gt;( être maître en sa région critique, quel luxe ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Lafore ne ressemble à personne.&lt;br /&gt;Ni son écriture.&lt;br /&gt;Ni son personnage.&lt;br /&gt;Ni sa présence scénique.&lt;br /&gt;Ni ses moments taciturnes ( il a ses mauvaises têtes, cinq ça fait peu ) ( et ses mauvais soirs ) ( il y a aussi des mauvais publics, convenons-en, comme chantait l'homme à la salopette rayée ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est celui qu'il faut connaître (on ne peut pas tout rater de ce qui se fait de bien ), qu'on s'enorgueillira d'avoir connu avant les autres ( on vous aura pourtant prévenus ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai rencontré David Lafore &lt;br /&gt;sur une île,&lt;br /&gt;chance de la parenthèse et d'un banc à contes,&lt;br /&gt;et, si l'histoire fut déjà déballée en d'autres feuilles, &lt;br /&gt;elle n'en reste pas moins celle qui donne le la d'un poète qui s'en défend " Je suis une fleur de rond point ".... (dit-il)(chante t'il, pour dire)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'origine de la sombre et divine&lt;br /&gt;" j'ai massacré tout un pays".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" J'étais allé faire un concert dans un asile. Oh, un asile propre. Et puis j'étais là, assis dans une salle, à attendre, quand cette fille est arrivée. Elle devait avoir 25 ans, elle était comme ça, un peu boulotte. Elle s'est assise à côté de moi, elle avait un gros pull en polaire violet. Elle ne disait trop rien, un long silence même,  et puis tout d'un coup c'est sorti. " J'ai massacré tout un pays ".  Le regard droit devant. Elle a répété " J'ai massacré tout un pays "...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite c'est une histoire de frère, de famille détruite. Personne ne saura.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui restera vérité universelle en revanche,&lt;br /&gt;c'est l'énigme des chansons magnifiques,&lt;br /&gt;à la violence contenue comme les tragédies ( même modernes)  seules...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chansons de David Lafore sont comme lui au fond, quelque-chose qui, lorsqu'on les a rencontré(es), vous font aimer à vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" J'ai massacré... tout un pays...un pays doux...aux frévolants&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encenser...tout un pays...un pays saoul...et frivolant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci.&lt;br /&gt;( David )&lt;br /&gt;Encore.&lt;br /&gt;( Lafore )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.myspace.com/davidlafore&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-3055495480576153363?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/3055495480576153363/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=3055495480576153363' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3055495480576153363'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3055495480576153363'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/encenser-tout-un-gnie.html' title='ENCENSER TOUT UN PAYS'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuJpP5XrcnI/AAAAAAAAAAM/5EzD25mbVqw/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-8515411604471611451</id><published>2007-09-08T16:00:00.000-07:00</published><updated>2007-09-08T16:58:56.216-07:00</updated><title type='text'>Nécessité d'une ile ( la ).</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuMq5JXrcqI/AAAAAAAAAAk/Jj0Dkw4HEjg/s1600-h/images.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://1.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuMq5JXrcqI/AAAAAAAAAAk/Jj0Dkw4HEjg/s320/images.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107973563624420002" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et en plus il a fait beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( ça : c'est fait ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'heure Pernaut ( 13 ) ici plutôt muscadet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Janette ( chez ) ( BAR ) . Soleil.&lt;br /&gt;Vanessa, Jean-Luc ( au charbon, eux ).&lt;br /&gt;Alexia et David, et inversement ( enfin).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeanette.&lt;br /&gt;Cinq semaines à p(m)asser du fluide.&lt;br /&gt;( penser à secouer les mains après les partages, ne pas garder en soi les mauvaises énergies extraites du corps de l'autre ).&lt;br /&gt;Jeanette cette année encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(La dernière ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouest France annonce le contraire en couve ( coup de vent tempête tosse mourrir ), ce ciel ( on nous ment c'est bleu dur ).&lt;br /&gt;Descendre au Trech chez Ptitbillet.&lt;br /&gt;( Ptit Billet : Eric : surnom daté de douzaines échangées contre un...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Descendre, derrière l'église et le cimetière aux vents, couper par les chemins, passer la cale, la maison, " le chantier ".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici dégustation. ( en lettre blanc type Messager sur le bois noir )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Francis breton. &lt;br /&gt;( Francis la payotte )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le panorama 07.&lt;br /&gt;( Le spot ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les tables dont la mécanique usée par les intempéries fait giter le bois comme à bord.&lt;br /&gt;Les huitres les langoustines les palourdes le pain le beurre salé les couverts enroulés deux par deux dans des serviettes blanches les parasols verts le blanc et c'est la réalité de quoi est ailleurs qui tangue.&lt;br /&gt;Attendre qu'elle soit haute et secouer la machine par dessus les vasières, lutter contre les courants.&lt;br /&gt;L'émeraude tour à tour froide et tiède, selon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tablier bleu les grandes poubelles, celle pour les algues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plateaux. Cercles. Métal blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rire(s), et, ou se taire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Danser comme ce soir là, sur une coque assechée, le regard enfin éperdu sans limite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pousser les 45, cet autre soir là, et que jusque loin là-haut dans le bourg même. Les vents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alice, Féodor, Ezechiel, Karen, Léo, Jaw, Damien, Gaya, Clément, Dam, Sammy, Geneviève, Philippe, Camille, Dédé, Mathilde... et les autres chez Sautet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Erradiquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;( ailleurs ).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le golfe déployé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Effet sphère hermétique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite, après.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-8515411604471611451?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/8515411604471611451/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=8515411604471611451' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/8515411604471611451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/8515411604471611451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/ncessit-dune-ile-la.html' title='Nécessité d&apos;une ile ( la ).'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_u51EgDKMVzw/RuMq5JXrcqI/AAAAAAAAAAk/Jj0Dkw4HEjg/s72-c/images.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6762996838436293378.post-3264704819512961868</id><published>2007-09-08T10:53:00.001-07:00</published><updated>2007-09-08T10:55:13.132-07:00</updated><title type='text'>Perle de septembre</title><content type='html'>Récoltée aux 40 ans de Madame Repère de Cartouche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que son géant de mari arpente le trottoir ( le chef, une masse, deux mètres, une masse une vraie ) verre de champagne à la main, on remarque une tache lie de vin dans son cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;" Ce n'est pas une tache de naissance, c'est une tache de vocation "&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6762996838436293378-3264704819512961868?l=essemme.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://essemme.blogspot.com/feeds/3264704819512961868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='https://www.blogger.com/comment.g?blogID=6762996838436293378&amp;postID=3264704819512961868' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3264704819512961868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6762996838436293378/posts/default/3264704819512961868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://essemme.blogspot.com/2007/09/perle-de-septembre.html' title='Perle de septembre'/><author><name>SM</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02428361308275641450</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:extendedProperty xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' name='OpenSocialUserId' value='01951117111113144577'/></author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></entry></feed>